‘‘L’air de la ville rend libre’’, vraiment ?

‘‘L’air de la ville rend libre’’, disait-on au Moyen-Âge, en Europe, quand les villes se sont affranchies et sont redevenus libres, à partir du XI° siècle. La première de ces chartes de libertés date de 1069 en France, pionnière de ce mouvement. La liberté, notion qui nous est chère depuis les Grecs anciens, concernait la ville qui acquérait cette liberté de se gérer, d’entreprendre, de se développer…

Cela conduisit ainsi à la création de monnaies locales, la monnaie de la ville, symbole de son indépendance, et ce fut un incroyable facteur d’enrichissement en France, en Italie du Nord, dans les états allemands, sièges de nombreuses villes libres.

Tiens, en fait, à ma connaissance, à chaque fois qu’arrive le mouvement contraire et que les monnaies locales ont été supprimées au profit d’une monnaie centralisée, cela a imparablement créé un appauvrissement général. Quiconque regarde un peu l’histoire longue le sait. Mais est-il possible d’aborder la question de la dernière création monétaire centralisée réalisée en Europe ?

Revenons à nos villes libres et à la première Renaissance, celle du Moyen-Âge européen. Cette liberté retrouvée concernait aussi les habitants de la ville libre, puisqu’un serf (esclave de la glebe) gagnait en ville sa liberté personnelle. Il y était libre, liberté de mouvement, puis d’association, droit de propriété, à la vie privée…

Ainsi la ville rendait libre.

Est-ce valable aussi aujourd’hui ?

MEB

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Photographie : statue de Saint Louis (Louis IX, 1214-1270) à Saint Louis (Missouri, USA).

Définition de la servitude :

La servitude est l'état ou la condition d'être assujetti à une autorité supérieure sans avoir de liberté personnelle. Cela implique généralement une soumission forcée ou acceptée où l'individu ou le groupe est contraint de suivre les ordres ou les désirs de quelqu'un d'autre, souvent dans des conditions oppressives. Historiquement, la servitude peut aussi se référer à des systèmes légaux spécifiques comme la servitude de la glebe où les paysans étaient liés à la terre et sous le contrôle de leur seigneur. Dans un contexte moderne, elle peut s'exprimer à travers des formes économiques, politiques ou sociales de domination et de contrôle.

Résumé par Chat GPT de l’ouvrage de La Boétie ‘‘De la servitude volontaire’’ :

‘‘Ouvrage écrit par Étienne de La Boétie probablement au milieu du XVIe siècle. Ce texte est une analyse profonde de la tyrannie et de la nature de la soumission humaine face à l'autorité. La Boétie s'interroge sur les raisons pour lesquelles les gens consentent à leur propre asservissement et offre une réflexion sur les moyens de s'en libérer.

Nature de la servitude volontaire : La Boétie souligne que la domination n'est possible que parce que les masses le permettent. Il s'étonne que tant d'hommes, tout en étant naturellement nés libres, acceptent le joug de la servitude sans y être contraints par une force supérieure.

Le rôle des tyrans : La Boétie décrit comment les tyrans n'ont pas nécessairement plus de pouvoir physique ou intellectuel que ceux qu'ils dominent. Leur pouvoir vient plutôt de la capacité à manipuler et à séduire les masses, souvent par des promesses ou par la distribution de privilèges.

Les piliers de la tyrannie : L'auteur analyse les mécanismes utilisés par les tyrans pour maintenir leur domination, notamment le déploiement de la force militaire, l'usage de la propagande, et la création d'une structure de complicité parmi les élites.

Rupture de la servitude : La Boétie soutient que la tyrannie s'effondrerait si les gens retiraient simplement leur soutien au tyran. Il appelle donc à une forme de résistance non violente où le refus de se soumettre serait suffisant pour libérer les individus de leur servitude.

L'appel à la liberté : Finalement, La Boétie fait un vibrant appel aux valeurs de liberté et d'autonomie, encourageant ses contemporains à revaloriser ces principes et à rejeter toute forme de soumission non justifiée.

Le "Discours de la servitude volontaire" est considéré comme un texte fondateur dans la pensée politique moderne sur le pouvoir, l'autorité, et la liberté. Il continue d'être étudié et cité dans les débats sur la résistance civile et les droits de l'homme.’’

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